Gratuité de l'enseignement supérieur (Université vs Ecoles)

Publié le par Mr le prof

Je sais je vous avais promis un billet plus léger (et aussi de ne pas faire de ce blog le lieu d'un discours engagé mais promis : une fois n'est pas coutume) mais ce matin en me levant, je consulte mon agrégateur et je vois que le blog affordance a publié un billet intitulé "l'université de demain". Dans ce billet l'auteur part sur l'idée que bientôt les frais d'inscriptions dans les universités pourraient être si élevés que l'accès (démocratique) à l'éducation dans le supérieur ne serait plus du tout garanti (dans son exemple 25 000eu de frais annuels), l'université ne répondant plus alors à sa mission de service public. Je tiens d'emblée à dire que je ne remets pas du tout en cause la perspective d'affordance ni le fond du billet sur l'arrivée des capitaux privés dans la formation de personnels dirigeants du service public (rien qu'en lisant cette phrase de toutes manières on voit bien le problème !). Je veux juste apporter un approfondissement sur un point : l'augmentation des frais d'inscription à l'université. J'ai répondu à ce billet en disant que la situation pourrait éventuellement être pire si elle venait de la gratuité des écoles. Je vais développer ici plus longuement (lien : le billet sur affordance suivi de mon commentaire).

Rappelons que le système universitaire français est normalement fondé sur un principe de la gratuité. Tout n'est hélas pas gratuit, et certains étudiants qui me lisent ont dépensé pour certains près d'un millier d'euros l'année pour couvrir les droits d'inscriptions de certaines universités. Ce qui est gratuit c'est l'enseignement. Ce qui n'est pas gratuit c'est l'accès à la bibliothèque, la sécurité sociale, les frais de scolarité, la médecine à l'université, l'accès parfois à certaines ressources et supports (compte internet, polycopiés de cours), le FSDIE (fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes), etc. Mais les enseignements eux, les salaires des enseignants, sont payés par l'état (avec les impôts mais l'argent il faut bien le sortir de quelque part !) et non directement par les étudiants.

Depuis la LRU (loi relative aux libertés et responsabilités des universités), beaucoup s'interrogent sur le devenir des disciplines qui ne vont pas interesser les entreprises. Pour les disciplines non concernées par cette crainte (finance, marketing, économie, management, stratégie d'entreprise, nanotechnologies, médicaments, armement, etc) l'idée est que les entreprises du privé via les systèmes de chaires par exemple vont prendre en charge la plupart des frais. Mais pour beaucoup d'autres disciplines qui a priori paraissent moins interessantes pour l'entreprise (beaucoup de sciences humaines) c'est l'état qui devra toujours financer. Cependant la crainte est que l'état mette de moins en moins la main à la poche, et certains voient dans des propositions de loi des événements annonciateurs du désengagement de l'état ayant pour corollaire l'augmentation des frais d'inscription et l'abandon du principe de gratuité. Cela a été le cas par exemple pour la proposition de loi du 21/01/2009 "relative à la création du prêt étudiant garanti par l'état et à remboursement différé et conditionnel" (il faudra la renommer elle est un peu longue !). Dans cette proposition on aperçoit effectivement un discours assez étonnant sur le fait que la gratuité ne profite pas aux familles les plus défavorisées et que en France la dépense de l'état par étudiant "est passée de 5 414 euros en 2001 à 5 268 euros en 2005, ce qui prouve la nécessité de prévoir des formes complémentaires de financement de l'enseignement supérieur". Il est clair qu'avec un tel discours, on ne peut pas s'étonner de voir la réaction d'affordance ou d'autres sur la possibilité d'une explosion des frais d'inscription.

Mais si le danger venait d'ailleurs ?

Le système alternatif (et critiqué car il ne répond pas du tout à la mission de démocratisation de l'éducation) est le système "privé". On distingue principalement deux types d'établissements supérieurs : 1/ les écoles consulaires et le réseau de la "conférence des grandes écoles" (ESC, ESSEC, HEC, etc etc) et 2/ les établissements privés qui sont des entreprises privées que "n'importe qui" peut monter. Dans les premières, des aides de l'état sont apportées via le ministre de l'économie par exemple qui réverse une part des impôts collectés aux entreprises, dans les secondes, les frais peuvent être à 100% couverts par les étudiants (enfin par leurs parents souvent !). Les frais sont très variés. Cela peut aller de 4 000 à 5000 euros l'année pour les moins chères jusqu'à atteindre les environs de 15 000 euros pour une année de master dans une grande école.

Ce que comprennent mal les étudiants (et souvent leurs parents) c'est qu'à l'université, les salaires des enseignants sont payés par l'état. Donc de manière inconsciente, beaucoup se disent :"si je paie 6000eu /an j'ai nécessairement quelque chose de mieux que j'aurai payé 300eu". Ce qui est bien entendu tout à fait erroné car ces 300eu ne représentent comme je le disais ci-dessus que des accès à la bibliothèque ou encore la sécurité sociale. Les écoles ont bien compris ce principe et il suffit de fréquenter un salon étudiant (INFOSUP, etc) pour s'en rendre compte. Les écoles mettent de gros moyens sur ces événements : grands stands, sacs plastiques à logo, plaquettes publicitaires de formation, et on dissimule page 56 du fascicule le fait que l'école n'est homologué par l'état qu'à bac+4 à la fin de cinq années d'études. On met l'information (donc on ne ment pas) mais dans un langage que le profane ne connait pas : "établissement ou formation homologuée de niveau II" (qui connait l'équivalence d'un niveau II ?). Ceci ne concerne pas le réseau des grandes écoles (CGE : Conférence des Grandes Ecoles) qui est conforme au niveau LMD et propose même parfois des doctorats.

Attirés par tant d'atours (locaux neufs en général et très bien entretenus (cf. la super photo de la plaquette), campus bien placés, étudiants en apparence triés sur le volet, enseignement de très haut niveau (oui c'est dit sur la plaquette en gros donc ca doit etre vrai), des études à vocations professionnelles, etc), nombreux sont les parents et étudiants qui se trouvent séduits. Donc, et on ne les blâme pas, quand les parents veulent le meilleur pour leurs enfants, et qu'ils en ont les moyens, il vont les placer dans les meilleures institutions. Le problème c'est que ce ne sont pas forcément les meilleures (mais c'est dit sur la plaquette) et quand bien même le niveau de certaines écoles est parfois très bon (il faut le reconnaître), il faut souligner un point très important, mais qui est une parenthèse par rapport au sujet qui nous interesse.

Parenthèse sur les liens entre université et écoles

Comment reconnaitre une bonne école (privée ou consulaire) ? En général, les étudiants se focalisent sur les salaires à la sortie, au temps d'attente avant d'être en CDI, etc. Beaucoup de magazines en font d'ailleurs leur profit en publiant chaque année des classements des meilleures écoles. Et puis, je ne sais pas qui a eu cette bonne idée le premier, sont apparus les labels. Le label c'est l'arme absolue. Le principe est simple et c'est le même que sur le jambon (AB, Label Rouge, etc). : le label est une garantie de qualité. Il est donné par un organisme tiers et est international. Il vous assure que votre enfant sera dans une école qui compte au niveau mondial. L'importance prise par les labels est pour une certaine part le corrolaire du fameux classement de shangaï qui nous dit que l'université Française est mal classée (je ne reviendrai pas sur ce classement de shangaï qui n'est pas du tout représentatif de la qualité de ce que peut être une université, je pense que tout à déjà été écrit sur le sujet). Le problème est que label d'écoles et classement de shangaï ne sont pas du tout la même chose. Donc insidieusement se forge l'idée suivante : l'université française est mal classée (classement de shangaï) et l'école privée du coin à le super label EQUIS qui me garantit que l'école répond à un cahier des charges fixé à un niveau international... Vu comme cela, si les parents ont les moyens de sortir 20 000 euros sur trois ans, le choix est vite fait (surtout qu'on vous dit que votre protégé gagnera 45 000eu brut annuel à la sortie de l'école, c'est donc juste un investissement très rentable). Alors qu'est ce qui se cache derrière ces labels ?

J'en ai parlé plus haut il y a d'abord les 'labels" d'état (les fameuses homologations niveau I, II, III, etc que personne ne comprend), il y avait aussi le fameux label CGE (Conférences des Grandes Ecoles) qui est un label qui garanti que l'était a bien homologué comme il fallait, et qu'un bac+5 dans l'école est un vrai bac+5 reconnu (je caricature mais c'est pas loin). Ces labels ne sont plus suffisants car beaucoup d'écoles font maintenant partie du label CGE. Comment attirer le client, pardon, l'étudiant ? Il faut de nouveaux labels pour dire qu'on est meilleur que les concurrents tout simplement.

Des labels, il y en a un certain nombre (AASCB, AMBA, EPAS, EQUIS, etc). On distingue également les accréditations qui ne "labellisent" qu'un diplôme (e.g. EPAS) des labels qui labellisent toute l'institution (e.g. EQUIS). Est ce que c'est du flan ? Autrement dit est ce qu'on ne peut pas faire confiance à ces labels ? Pas du tout, c'est plutôt bien fait dans l'ensemble (même si certains labels paraissent douteux les "grands" labels comme EQUIS ne me paraissent pas poser de problème de qualité). Alors qu'est ce qui cloche ?

Je vais prendre pour exemple le label EQUIS qui est à mon avis le plus connu (en Europe mais qui s'étend en Asie et aux USA) et surtout qui a une vocation générale (AASCB ne labellise que les écoles de gestion management). EQUIS (European Quality Improvement System) est un label qui sanctionne la qualité d'une école. Pour l'obtenir il faut répondre à un cahier des charges dont les principaux points sont entre autres le nombre d'enseignant-chercheurs dans l'équipe pédagogique, le rapport nombre d'étudiants par enseignant-chercheurs, et le nombre de publications scientifiques par enseignant-chercheur.

Comment ? Des enseignant-chercheurs dans les écoles ? Moi qui croyait que la plupart des enseignants de ce type d'établissement étaient des anciens diplômés de ladite école ou encore des professionnels ayant bien réussi (et anciens étudiants de l'école). Pour obtenir les fameux labels, il faut faire de la recherche, et quelqu'un qui a fait un bac+5, normalement, il ne sait pas faire. Il n'a pas la compétence. C'est bien pour ca qu'on se tape un master recherche + un doctorat ! Pour apprendre !

De plus en plus d'écoles recrutent des enseignant-chercheurs. Il est clair que pour un premier emploi l'offre est en principe très attrayante. Le salaire est en général le double pour des conditions de travail supérieures à beaucoup d'universités (traduction des travaux pris en charge pour publication à l'étranger, déplacement payés pour tous les congrès qu'on veut, même si on ne communique pas, et même si c'est à l'autre bout du monde, des promotions de taille généralement raisonnable, des avantages en "nature" pour améliorer les conditions de travail : iphone, macbook, tables graphiques, bureau hi-tech, etc). Qu'est ce que je fais encore à la fac moi ? Beaucoup heureusement résistent à l'appel du confort. Certains (la majorité) par conviction : il faut absolument sauver un service public et permettre aux étudiants d'accéder à des diplomes supérieurs sans avoir à débourser 6000eu / an, d'autres pour diverses raisons (pas de sécurité de l'emploi, et oui c'est du privé, on peut se faire virer à 50 ans quand on est plus un chercheur actif). De ce fait, l'air de rien, les écoles (sauf les grandes, le fameux carré des grandes écoles : HEC, ESSEC, ESCP, Lyon EM) même si elle proposent des conditions très attrayantes, ont beaucoup de mal à recruter des chercheurs. Alors qu'est ce qu'elles font ? D'une certaine manière elles les achètent. Je sais que ca paraît surprenant comme ca, mais c'est le cas. Une quantité non négligeable d'enseignant-chercheurs appartenant à l'université et donc fonctionnaires ont également un pied dans les écoles. C'est pas interdit. Et ce n'est pas nouveau. Depuis longtemps les grandes écoles ont puisé dans les ressources de l'université. Prenez n'importe laquelle des grandes écoles bien classées et labellisées. Allez sur leur site internet, allez dans la rubrique l'équipe pédagogique, ou encore notre équipe de recherche. Tiens ! Beaucoup des personnes mentionnées sont des MCF et des PR. Ils ont donc la sécurité de l'emploi et donnent quelques cours dans l'école, et surtout lorsqu'ils publient, ils augmentent le nombre de publications de l'école qui ainsi peut obtenir un label EQUIS puisque ses enseignants sont effectivement des chercheurs (pour certains : les MCF et les PR rattachés, vous remarquerez que les enseignants titulaires de l'école sont en général moins actifs même si ce n'est pas une fatalité, surtout pour les premières du classement qui ont les moyens de convaincre de très bon éléments de renoncer à l'université). Voilà, j'espère que sur ce point tout le monde a compris : pour la plupart des écoles, quand le niveau est bon, c'est qu'il y a une bonne fac pas loin qui leur envoie des MCF et des PR.

Revenons à nos moutons !

Avec des moyens assez conséquents, les écoles parviennent quand même à avoir une image de qualité qui peut paraitre supérieure à celle de l'université. Feuilletez la plaquette d'une école, même non labellisée, même non homologuée, et vous aurez envie de vous y inscrire ! Beaucoup d'argent est dépensé sur la partie commerciale : attirer les nouveaux clients, pardon étudiants, décidemment je n'y arrive pas ! Les droits d'inscription, ca sert aussi à ça ! C'est pour cela que c'est cher.

Dans la consommation courante, la période de crise que nous venons de traverser a posé de nombreuses entreprises devant de vrais problématiques pour survivre. Et certains ont trouvé des réponses assez interessantes pour créer des comportements de consommation. On peut citer par exemple le deuxième produit offert. Je ne parle pas de 2 rouleaux de papier toilette gratuits dans un paquet de 6. Je parle de la troisième paire de lunette chez tchin-tchin affle--il-est-fou, ou de produits onéreux comme par exemple un deuxième véhicule (Cardoen) ! De l'autre côté il est assez facile pour l'entreprise de profiter des situations difficiles de certaines personnes, et dans le besoin (pour certains par cupidité aussi, faut pas non plus généraliser) sont prêts à accepter beaucoup de choses : coller des publicité sur leur voiture, accepter de la publicité pour héberger un site gratuitement ou encore avoir 15mn de communication en plus. Le gratuit ça plait. Et c'est bien normal. Et quand on en fait un avantage concurrentiel ca peut être très interessant pour l'entreprise. Regardez google. C'est à peu près gratuit. En tout cas pour le client, pardon, l'utilisateur, utiliser le moteur de recherche google, c'est gratuit, Gmail ? gratuit ! RSS reader ? gratuit ! Google map ? Gratuit ! Google earth ? Gratuit ! Pourtant on me dit par là que Google est une entreprise des plus rentables et dont les dirigeants et créateurs sont multimilliardaires ! Magie ? Non : marketing. Chaque fois que vous utilisez les outils google gratuitement, consciemment ou non vous êtes au contact d'information commerciale, et cette information les annonceurs, la paie. Très cher. Cela suffit à financer la machine. Vous voyez ou je veux en venir ?

Les grandes écoles ont déjà de bonnes ressources, et ca va visiblement aller en augmentant. Si elles arrivent à persuader les meilleurs étudiants de venir chez elles, il est clair que les entreprises préfèreront recruter là plutôt qu'à la fac. C'est donc la guerre. Pour l'instant l'université peut encore se battre grâce aux prix. Car la qualité, pour l'étudiant ou ses parents, c'est quelque chose de flou et si un label dit que c'est bien, c'est que c'est bien ! Ce n'est donc pas sur la qualité que l'on pourra s'affronter car cette bataille se livre à coup de plaquettes publicitaires. Pour la guerre des prix, c'est tout aussi problématique car rien n'empeche en théorie les écoles de créer des formations gratuites. Financées par ailleurs par les entreprises avec lesquelles elles auront des accords pour envoyer en priorité les étudiants en stage, pour avoir du matériel sponsorisé dans l'école (ordinateurs portables, téléphones, ou même tenues de sport, coupe-vent, etc etc). D'autant que toutes les formations n'ont pas besoin d'être gratuites. On peut garder les meilleures, les plus demandées à un prix élevé, et ouvrir gratuitement des formations.

Là vous vous demandez : pourquoi les écoles feraient ça ? Quel serait leur intérêt ? Ont-elles l'objectif de tuer la fac ? Je vous réponds : pas du tout. Cette "attaque" ne serait en aucun cas dirigé vers l'université. Ce serait tuer la poule aux oeufs d'or (des fonctionnaires travaillent pour vous à l'heure ou à la publication et perçoivent l'essentiel de leur salaire ailleurs). Mais les écoles sont en concurrence entre elles. La concurrence est très rude. Et à l'instar de toutes les entreprises qui utilisent la gratuité pour attirer le client, les écoles peuvent utiliser cette arme comme avantage concurrentiel. La déflagration sur l'université ne serait qu'un dommage collatéral...

L'étudiant pourra alors avoir le choix entre une formation pas gratuite à l'université (frais d'inscription minimum qui même s'ils n'atteignent jamais les 25 000eu seront toujours au moins de quelques centaines d'euros) et une formation gratuite en école (financée par des annonceurs + des systèmes de bourses + du travail fait dans le cadre de l'école via les junior entreprises par exemple). Que va choisir notre étudiant vous croyez ? D'un coté de belles plaquette publicitaires qui vont lui promettre un avenir de golden boy, ou de l'autre côté le service public qui a du mal à juste entretenir ses locaux (voir photos) ? Je vous laisse y réfléchir et/ou réagir. Ce coup-ci promis : un billet plus léger le prochain coup !

Publié dans Général

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Helran 08/07/2009

@marshmallows Toutes les facs ne sont pas en grève ! Décidement les médias à généraliser.

Sinon comme le premier commentaire, j'allais dire que les deux ne forment pas la même chose, l'un des chercheurs l'autre des "professionels" pour intégrer rapidement le privée.

Ensuite il y a aussi un problème de réputation. Les facs sont mal réputées et à tord (glandeur, la fac ca mène à rien c'est le dernier recours quand on ne sais pas quoi faire etc...) du coup les parents qui veulent le meilleur pour le bambins font tout pour leur éviter la fac, enfin quand ils ont les moyens et qu'ils sont aveuglés par les plaquettes de ces écoles.

ethics dissertation 06/11/2009


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dissertation 08/12/2009


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Lou 04/08/2010


Excellent post !
Juste un petit mot pour préciser que je suis d'accord avec l'auteur de ce blog. A savoir : Université= chercheur et Ecole privée= opérationnel... C'est FAUX !
Il suffit de regarder le nombre grandissant de formation professionnelle au sein des Universités françaises, ainsi que le nombre (également grandissant) des intervenants professionnels dans ces
dites formations.
Je suis en Master 1 'Professionnel' et -sans vouloir faire de généralité- je suis parfois plus opérationnelle qu'un étudiant sorti d'une école privée... > Attention, pas d'amalgame : je ne parle
pas des grandes écoles telle que EM Lyon ou HEC. Celles-ci n'ont -pour moi- pas d'équivalent.
Mais dire que les Universités se cantonnent à la recherche est faux, surtout au vu de tous les "efforts" qu'elles font pour proposer des formations riches, autant sur le plan opérationnel que
stratégique.


alain 07/09/2011


L'idée de payer des frais d'inscriptions, mettons 4000€ par an présente certains avantages.
1/Elle n'élimine pas les plus pauvres si l'on prévoit de les financer par un prêt à taux zéro avec une franchise de remboursement.
2/Elle permet de rationaliser les choix des étudiants. La France forme près de 40% des étudiants en psycholgie de l'UE. Si les études deviennent payante elle en formera moins et de meilleurs.
3/ par les économies budgétaires qu'elle permettra elle contribuera à transformer une dette publique (intolérable) en dette privée (gérable)